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Jardin Les bucoliques : la terre

Le jardin les bucoliques représente la terre source de vie par son potager à la française et son verger.

La poésie et la mythologie grecque accompagnent votre découverte... 


L'histoire de Daphné

Mythologie
Apollon et Daphné, Sculpture en marbre de Gian Lorenzo le Bernin  Galerie Borghèse, Rome 

Cupidon, le dieu de l'amour, banda son arc et visa Apollon. 
La Flèche brûla Apollon au plus profond de son cœur qui se sentit tout à coup seul et triste. Prenant sa lyre, il se mit à jouer. Alors Cupidon orienta ses pas vers le fleuve, là où vivait Daphnée, la fille du dieu-fleuve. 
Quand Apollon la vit, si belle, si légère, il comprit qu'elle seule pourrait le rendre heureux, mais Cupidon veillait. Il sortit de son carquois la flèche douce et légère qui rend incapable d'aimer, visa Daphné et lâcha sa flèche. La flèche caressa le cœur de Daphnée, qui devint incapable d'aimer. Comme Apollon s'approchait, elle ne pensa plus qu'à une chose : fuir. 
Apollon se rapprocha et bientôt il fut près d'elle. Alors tendant les mains vers le fleuve, elle s'écria : "Au secours, Père, délivre moi !"Aussitôt elle s'immobilisa. Ses bras se levèrent lentement tandis que ses doigts devenaient feuilles en se mêlant à ses cheveux. 
Elle cessa de respirer et une fine écorce recouvrit tout son corps pendant que ses pieds s'enfonçaient dans le sol en devenant racines.Daphnée était devenue un arbre : un laurier !

Déméter et Perséphone 

Mythologie
En ce temps-là, la déesse Déméter vivait au milieu des hommes. Elle les comblait de ses bienfaits. Les moissons étaient belles, les arbres tendaient leurs fruits aux passants en toute saison et le sol était toujours couvert de fleurs aux merveilleuses couleurs. Le bonheur régnait sur terre et les hommes se montraient insouciants du lendemain, sachant que Déméter veillait et que sa générosité allait au delà de leurs besoins. 
Or Déméter avait une fille Perséphone qu'elle aimait tendrement. Chaque jour, elles passaient ensemble de longues heures à se promener. C'est ainsi que Hadès, le dieu des Enfers et le prince des ténèbres, la trouva, un jour, occupée à mêler lys et violettes en un délicat bouquet qu'elle destinait à sa mère. Accordant toute son attention à sa composition, elle n'entendit ni ne vit Hadès soritr de terre et s'approcher sur son char. Hadès, au premier regard, l'aima. Mais lorqu'il lui demanda de le suivre dans son royaume, Perséphone refusa. Alors, il l'entraîna avec lui dans les ténèbres. Le sol s'ouvrit dans un grand fracas; l'écho ne renvoya à Déméter que les cris et l'appel de sa fille disparaissant de la surface de la terre. 
Déméter se précipita, mais rien, aucun signe ne lui révélait ce qui était advenu de sa fille. Alors, la déesse de la Terre partie en quête de son enfant. Durant sept jours et sept nuits, elle parcourut le vaste monde, questionnant ceux qu'elle rencontrait. Mais personne ne pouvait lui répondre et si, par hasard, l'un d'entre eux avait eu connaissance de ce qu'était devenue sa fille, le lui aurait-il dit? Chacun savait qu'il n'était pas bon de défier le prince des ténèbres. 
Désespérée, Déméter revint sur le lieu même où Perséphone avait disparu. Là, elle découvrit la ceinture de sa fille tombée au moment du rapt. Elle se pencha, la ramassa et la serra contre son coeur, plus triste que jamais.Puis son chagrin se transforma en une immense colère. Sa fureur fut extrême. Mais comment se venger lorsqu'on ignore le nom du responsable de son malheur? Alors, Déméter se retourna contre la terre qu'elle avait chérie avec tendresse.A sa générosité et sa bonta succéda l'esprit de vengeance. La terre se déssécha par endroits, ailleurs elle pourrit,les arbres se dénudèrent. Plus de riche moisson, plus de fleurs au bord des chemins. Ce fut comme si la beauté avait déserté le monde et les hommes connurent la faim. 
Face à cette misère et à la colère de Déméter, Zeus, le dieu des Dieux, envoya Hermès, son messager, trouver Hadès pour lui demander de rendre Perséphone à sa mère. 
Quand Hadès parvint au pays des ténèbres, il vit Perséphone. Celle-ci était incroyablement triste et pâle malgré les cadeaux dont la comblait Hadès. Elle ne pouvait vivre éloignée de tous ceux qu'elle aimait. En apprenant la volonté de Zeus, Hadès consentit à ce que Perséphone retourne sur Terre chaque année, pour une période de huit mois, mais avec l'obligation de vivre les quatre mois suivants auprès de lui. Hermès, empruntant les chevaux noirs de Hadès, ramena Perséphone à sa mère.Un immense bonheur les submergea et le sourire de Perséphone réveilla la nature endormie. C'est ainsi que les prés refleurirent, que les arbres redonnèrent des fruits et que les hommes eurent de nouveau de belles moisons. Toutefois quelques temps après, ils découvrirent que la rigueur de l'hiver succède toujours à la splendeur de l'été. Heureusement certains parviennent néanmoins, lorsqu'au coeur de l'hiver la tristesse les envahit, à percevoir parfois, dans le silence de la nuit, un son, quelques notes de musique, auxquels ils donnent le nom d'espoir. 

L'arbre et l'homme

Mythologie et symbolises

Depuis l'antiquité, le destin des hommes est étroitement associé à celui des arbres. 


Dans la plupart des religions d'autrefois, des cultes étaient rendus à certains arbres sacrés. En effet,ces éléments de la Nature étaient considérés comme des éléments privilégiés de la communication entre la Terre et le monde souterrain représenté par Hadès, le monde des airs représenté par Zeus, le monde des eaux représenté par Poséidon. 


Depuis l'origine, le destin des hommes est étroitement associé à celui des arbres et longtemps ils ont vécu avec l'arbre protecteur et nourricier. L'homme a réussi a survivre grâce aux fruits des arbres, drupes, baies mais surtout akènes séchées pour l'hiver ou moulues en farine pour faire du pain avant la culture des céréales. 


Le figuier 

Dès l'époque homérique, on parle déjà de cet arbre dont le nom est d'origine crétoise. La figue joue un rôle important dans l'alimentation des premiers Grecs. Ce fruit passe pour être très hygiénique et très bon pour la santé. Arbre nourricier, le figuier est également symbole de fécondité. D'après Hésiode, ce serait un arbre divinatoire et oraculaire dont le culte est ensuite passé en Italie. 


Le chêne 
Zeus est le Dieu du Chêne parce que cet arbre perd ses feuilles très tard, juste avant le printemps, et est donc un symbole de renaissance. 
La volonté de Dieu se faisait entendre dans le frémissement des feuilles qui s'agitaient sans être remuées par le vent. Les Prêtresse devaient alors interprétées ces rumeurs. 
A Dodoni, en Epire, dans le Nord-Est de la Grèce, se trouvait le plus ancien des oracles grecs: le chêne sacré de Zeus. Il s'agissait d'un chêne pédonculé. Tout ce qui habitait dans les chênes était sacré et respecté, les colombes, les cigales et surtout les abeilles. Pour les anciens, le miel était une sorte de rasée céleste que les abeilles allaient cueillir sur les feuilles des arbres, en particulier des chênes. 
Aucun arbre oraculaire n'a connu une carrière aussi longue que ce chêne. Bien connu dès les temps homériques, l'oracle semble avoir subi une éclipse au 6ème et au 5ème siècle avant J-C quand triomphait l'oracle de Delphes, au pied du Mont Parnasse. 

Dans ce site, où poussaient des chênes souvent séculaires, jusqu'à 1000 ans disait-on, se trouvait un sanctuaire de Zeus qui devint une église chrétienne au 4ème et 5ème siècles. Ces chênes sont devenus rares de nos jours car ils supportent mal la grande sécheresse, ce qui n'était pas le cas autrefois quand la Grèce était très boisée. Il redevint en vogue à lépoque macédonienne vers 220 avant J-C. Mentionné par Sophocle, Platon, Hérodote, c'est surtout Pausanias, au 2ème siècle, qui nous le fait connaître. Il a résisté très longtemps et était tooujours consulté à l'arrivée du Christianisme. 


Il y avait d'autres Chênes Sacrés en Grèce. Deux d'entre eux sont resté très célèbres. L'un à Platée, en Béotie, l'autre sur le Mont Lycée, en Arcadie. Ce temple de Zeus était situé près d'une source. Les Arcadiens croyaient que pour faire tomber la pluie, il suffisait de tremper une branche de chêne dans l'eau de cette source. 

Sous l'écorce des Chênes sacrés, protégés par des lois très sévères, vivaient les Dryades (du grec Drus=Chêne sacré). Ces nymphes pouvaient le quitter mais on ne pouvait abattre un chêne avant qu'un prêtre ait déclaré qu'elles étaient parties.
Le noyer 
Dionysos tomba amoureux de Carya, la plus jeune fille de Dion, Roi de Laconie. Ses soeurs, jalouses,avertirent leur père. Dionysos les changea en rochers. Mais Carya mourut subitement et il la métamorphosa en noyer. 
Artémis apporta elle-même la nouvelle aux Laconiens qui lui érigèrent alors un temple dont les colonnes sculptées dans du bois de noyer et en forme de femmes, furent appelées "Caryatides". 
Ces Caryatides sont les nymphes du noyer. 
Cet arbre, cher à Perséphone et à tous les dieux de l'Enfer, est considéré comme un arbre funeste et maudit, alors que les noix, sont considérées comme très propices.